« Je devais me rendre à l’évidence que ce que j’avais à faire, c’était de me confronter à des territoires inconnus. Ce qu’il y avait de nouveau à l’époque, c’étaient les centres commerciaux – et c’est ce que j’ai pris en photo. »
William Eggleston

A la fin des années 1950, Eggleston a commencé à photographier autour de chez lui, dans le Sud des Etats-Unis, utilisant des pellicules 35 mm noir et blanc. Fasciné par le travail de Henri Cartier-Bresson, il déclare à l’époque : « Je ne pouvais pas imaginer faire mieux que de parfaits faux Cartier-Bresson ». II a finalement développé un style photographique personnel, qui viendra quelques années plus tard façonner son travail en couleur. C’est une vision inédite de l’Amérique quotidienne, banale, avec ses typologies : les supermarchés, les bars, les stations-services, les voitures et des personnages fantomatiques perdus dans l’espace.

L’exposition et le livre proposent de montrer l’évolution, les ruptures et surtout la radicalité qui peu à peu apparaissent dans l’œuvre du photographe américain, alors qu’il aborde la photographie en couleur à la fin des années 1960. On retrouve parfois les mêmes obsessions, ou thèmes récurrents, comme les plafonds, la nourriture, l’attente et les cadrages basculés et non conventionnels déjà là dans ces premiers travaux.

L’exposition et le livre présentent quelques inédits exceptionnels du travail d’Eggleston qui déclarait : « Je suis en guerre avec l’évidence ».


200 Seiten

Fester Einband
16.7 x 22.6 cm

Französisch

ISBN 978-3-86930-824-1
1. Auflage 09/2014

€ 38,00 inkl. MwSt.
Kostenloser Versand